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Moratoire temporaire sur la faillite des producteurs agricoles

Complexe agro-industriel
Le ministère russe de l'Agriculture a demandé au ministère du Développement économique d'introduire un moratoire temporaire sur la faillite des producteurs agricoles en difficulté financière en raison de conditions météorologiques défavorables, ont confirmé à « Izvestia » deux sources gouvernementales. Cette mesure vise à protéger les petites exploitations de la vente de leurs terres à de grandes holdings agricoles et à mettre en œuvre la doctrine de la sécurité alimentaire. Le président Vladimir Poutine a soutenu l'initiative.

L'Union agro-industrielle de Russie a commenté le portail d'information du journal Izvestia :

« L'introduction d'un moratoire sur la faillite des producteurs agricoles est une mesure extraordinaire, et il faut l'aborder avec la plus grande prudence, — note Roman Potekhin, directeur exécutif adjoint de l'« Union agro-industrielle de Russie ». — Sans aucun doute, un tel instrument peut arrêter une réaction en chaîne de faillites, préserver les entreprises agricoles et les emplois, prévenir la vente massive de terres et d'actifs. C'est une question non seulement économique, mais aussi sociale.

Cependant, selon l'interlocuteur d'« Izvestia », le moratoire ne peut à lui seul résoudre le problème de l'endettement. Il ne fait que geler les obligations, et dans un an ou deux, les exploitations pourraient se retrouver dans une situation encore plus difficile : les fonds de roulement sont insuffisants, les coûts de production augmentent, et les prix des produits restent sous pression. Il existe un risque sérieux de crise différée si l'État se limite à cette seule solution.

Une attention particulière doit être accordée à la combinaison du moratoire avec des mesures compensatoires : restructuration des dettes, subvention des taux et reports d'impôts.

— Si l'on considère le moratoire comme faisant partie d'une stratégie anti-crise globale, alors cette mesure est réellement capable de renforcer la stabilité de l'agriculture, de préserver la sécurité alimentaire et de soutenir les petites et moyennes entreprises agricoles, — estime Roman Potekhin. »

Texte intégral de l'article sur le site d'Izvestia